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Gaz : le prix repère augmente de 6,6 % en novembre, pas toutes les factures

La CRE annonce une hausse moyenne de 6,6 % TTC de son prix repère au 1er novembre. Ce repère aide à comparer les offres et sert d’index à certains contrats. Il n’impose pas le même changement à tous les abonnés : il faut regarder les conditions du contrat, l’abonnement et le prix du kilowattheure.

Par la Rédaction de Matière Publique · Publié le · Mis à jour le

Zone industrielle de Port-Jérôme photographiée en juin 2012, archive d’illustration de l’énergie, pas une facture ni un compteur de gaz
Philippe Alès, raffinerie de Port-Jérôme et zone industrielle de Notre-Dame-de-Gravenchon, 10 juin 2012, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Version réduite à 1 280 pixels, cadrage d’affichage sous la même licence ; archive, pas activité constatée en 2026.

L’essentiel

  • +6,6 % TTC Variation moyenne du prix repère au 1er novembre.
  • Certains contrats indexés Lire la formule et la date d’application.
  • Chauffage : 0,15760 €/kWh TTC Valeur moyenne de la grille GRDF, hors abonnement.
  • 360,79 € TTC par an Abonnement du profil chauffage dans cette grille indicative.

Ce qui change au début de novembre

Le prix repère de vente du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie augmente en moyenne de 6,6 % TTC au 1er novembre 2026. La CRE explique ce mouvement par la composante d’approvisionnement et par la hausse des marchés du gaz prise en compte dans le calcul. Ce rendez-vous concerne le repère mensuel, pas une décision imposant un tarif commercial unique.

Pour les consommateurs dont l’offre est indexée sur ce repère, la CRE estime l’effet moyen à 12 euros TTC sur le mois de novembre. Ce montant est une moyenne pour un ensemble de clients, pas une somme à ajouter mécaniquement à toute mensualité. Il ne doit pas davantage être multiplié par douze pour fabriquer une prévision annuelle : les prix et les consommations varient selon les mois.

Un outil de comparaison, pas le retour du tarif réglementé

Les tarifs réglementés de vente du gaz ont pris fin en 2023. Le repère publié par la CRE n’est pas une offre à laquelle on peut souscrire. Il est conçu pour aider à situer les propositions des fournisseurs. Une partie des contrats suit cet indice ; d’autres reposent sur des modalités différentes. Le titre de l’offre ne suffit donc pas à connaître la règle appliquée.

La lettre de la CRE distingue les contrats à prix fixe, qui ne sont pas concernés par cette évolution du repère. Pour son propre contrat, il reste nécessaire de vérifier ce qui est effectivement fixé et pendant quelle durée. Le lecteur doit éviter deux raccourcis : supposer que toute offre suit la CRE, ou penser que la mention prix fixe garantit à elle seule l’immobilité de chaque ligne de la facture.

Lire ensemble l’abonnement et le kilowattheure

Pour novembre, la grille indicative de la zone GRDF présente, pour le chauffage, un abonnement de 360,79 euros TTC par an et un prix moyen de 0,15760 euro TTC par kilowattheure. Pour la cuisson et l’eau chaude, les valeurs sont de 152,46 euros par an et de 0,19027 euro par kilowattheure. Ce sont deux profils distincts, pas deux prix interchangeables.

Le montant total dépend de la combinaison de ces éléments avec les quantités consommées. Un abonnement moins cher peut être accompagné d’un prix unitaire plus élevé. Inversement, un prix du kilowattheure plus bas ne permet pas de conclure seul qu’une offre convient à un petit consommateur. La CRE rappelle également les différences géographiques et la situation particulière des réseaux locaux de distribution.

Trois documents à mettre côte à côte

Pour comprendre le changement, le plus utile est de rapprocher le contrat ou sa fiche tarifaire, la dernière facture détaillée et les conditions applicables en novembre. Sur le premier document, il faut repérer la règle d’évolution. Sur le deuxième, le volume réellement facturé. Sur le troisième, les prix nouveaux s’il y en a. L’objectif est de comparer des éléments identiques, à la même date et toutes taxes comprises.

Il est aussi important de distinguer le tarif de la mensualité. Une somme prélevée chaque mois n’indique pas à elle seule le coût exact de l’énergie consommée pendant ce mois. Pour évaluer une offre, mieux vaut partir des quantités et des prix explicités plutôt que du seul chiffre présenté sur un échéancier. Si une ligne reste incompréhensible, demander une explication écrite au fournisseur permet de conserver une base claire de comparaison.

Ne pas confondre novembre et l’année entière

La page de la CRE fournit un repère pour un mois déterminé. Elle n’établit pas la dépense finale de chaque logement sur l’hiver. Le besoin de chauffage, le contrat et le rythme de consommation peuvent changer le résultat. Une hausse d’indice ne se traduit donc pas nécessairement par la même hausse en pourcentage de la facture totale d’un foyer.

Cette précaution compte particulièrement au moment où le chauffage reprend davantage de place dans les dépenses. Deux ménages avec la même offre peuvent payer des montants différents sans que le fournisseur leur applique un tarif différent : leurs quantités ne sont pas les mêmes. À l’inverse, deux mensualités proches peuvent masquer des prix et des consommations très éloignés. Aucun cas individuel n’est calculé ici.

Analyse : rendre la concurrence réellement lisible

La liberté de choisir une offre n’est utile que si les prix peuvent être comparés sans ambiguïté. Un indicateur public aide à poser une référence commune, mais ne remplace pas la lecture du contrat. La bonne question n’est pas seulement de savoir quelle publicité promet la réduction la plus visible : c’est de comprendre sur quelle composante, pour quelle période et sous quelles conditions elle porte.

L’argument en faveur d’une offre fixe est la visibilité ; celui d’une offre indexée est de suivre une référence susceptible aussi de baisser. Aucun ne garantit à l’avance le meilleur résultat pour tous. Cette édition ne classe donc pas des fournisseurs et ne recommande pas de changer de contrat dans l’urgence. Elle donne les éléments vérifiés pour comprendre l’échéance du 1er novembre et les questions concrètes à poser avant de décider.

Sources principales

  • CRELettre d’octobre : variation de novembre, composante et impact moyen conditionnel.
  • CREMéthode, grille indicative GRDF et distinction des profils.

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