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Giro 2027 : de Trieste à Rome, deux chronos et les montagnes en dernière semaine

Le parcours présenté ce mardi prévoit 21 étapes du 8 au 30 mai, avec un passage en Slovénie et le Monte Zoncolan la veille de l’arrivée à Rome. Deux contre-la-montre et plusieurs arrivées sur autodrome structurent cette édition. Le tracé est connu, pas encore la course qui s’y jouera.

Par la Rédaction de Matière Publique · Publié le · Mis à jour le

Le peloton du Giro franchit le Passo Roverello le 23 mai 2025, photographie d’archive distincte du parcours annoncé pour 2027
kallerna / Wikimedia Commons, peloton au Passo Roverello, 23 mai 2025, CC BY-SA 4.0. Copie réduite à 1 280 pixels, cadrage d’affichage sous la même licence. Archive de 2025, pas édition 2027.

L’essentiel

  • Du 8 au 30 mai 2027 21 étapes annoncées entre Trieste et Rome.
  • Une étape Ljubljana-Koper La deuxième journée se déroule en Slovénie.
  • Deux contre-la-montre 19,6 km puis 37,3 km, selon le programme.
  • Zoncolan le 29 mai Arrivée en altitude prévue la veille de Rome.

Une ouverture à Trieste, puis une journée slovène

Le Giro 2027 partira de Trieste le 8 mai et doit se terminer à Rome le 30 mai. Le parcours dévoilé ce mardi, détaillé par l’organisateur et dans les comptes rendus publiés à 13 h 45, prévoit vingt et une étapes. La première part et arrive à Trieste. Il ne faut donc pas confondre ce départ avec la deuxième étape, qui relie Ljubljana à Koper, en Slovénie.

La troisième journée ramène le peloton de Cervignano del Friuli à Possagno. L’ensemble du programme forme une boucle à travers une grande partie de l’Italie, avec une descente vers Naples avant de remonter vers les reliefs du nord. L’organisateur annonce 3 418,9 kilomètres et 50 250 mètres de dénivelé. Ce sont les caractéristiques du tracé présenté, pas une mesure de l’effort réel que chaque coureur aura finalement accompli.

Les premiers jours ne donnent pas tous le même rendez-vous

La présentation officielle distingue des étapes vallonnées, des journées plus favorables aux sprinteurs et des arrivées en montée. Cette diversité importe davantage qu’une formule résumant toute la première semaine à une transition. Un profil vallonné peut déjà obliger les équipes à protéger leurs leaders, alors qu’une étape plus plate ouvre d’autres possibilités. Le scénario dépendra des coureurs présents, du rythme et des circonstances.

Le passage par Sassotetto et l’arrivée à Monte Livata figurent avant le premier repos. Sans annoncer à l’avance des écarts ou des vainqueurs, ces noms montrent que les grimpeurs n’attendront pas nécessairement les derniers jours pour trouver un terrain à leur convenance. Une carte générale permet de situer la course ; les profils détaillés sont plus utiles pour comprendre où une journée se durcit.

Deux exercices différents contre la montre

Le premier contre-la-montre est prévu le 14 mai, lors de la septième étape, entre Sulmona et Campo di Giove. La distance annoncée est de 19,6 kilomètres et la fin du parcours monte. L’AFP relève ce rendez-vous en altitude comme l’une des particularités du tracé. Il ne s’agit donc pas simplement d’un test de vitesse sur une route plate.

Le second chrono, le 23 mai, relie Monza à Milan sur 37,3 kilomètres. Les deux distances représentent ensemble 56,9 kilomètres : c’est l’addition du programme publié, pas une troisième donnée de course. Pour les candidats au classement général, l’enjeu sera de limiter les pertes dans leur exercice le moins favorable tout en conservant des ressources pour la montagne. Ce raisonnement sportif ne désigne encore aucun favori.

Les autodromes, un choix aussi lié aux sprints

Le compte rendu de Sky Sport met en avant une autre singularité : l’utilisation de circuits de sports mécaniques. Misano accueille l’arrivée de la quatrième étape et le Mugello celle de la onzième. Monza est le point de départ du second contre-la-montre. Les circuits n’ont donc pas tous la même fonction dans l’organisation des étapes.

Sky rapporte que les arrivées sur autodrome ont aussi été présentées comme un choix de sécurité pour les sprints, en comparaison avec certaines rues urbaines étroites. Cela ne garantit pas une course sans chute. La largeur disponible, la préparation du final et la manière de courir restent des questions distinctes. Il faut y voir une intention d’organisation, pas un bilan de sécurité déjà établi pour 2027.

La dernière semaine concentre les grands reliefs

Le récit de l’AFP insiste sur le Gavia, Madonna di Campiglio et le Monte Zoncolan. Le programme place notamment la journée Sondrio-Aprica après le deuxième repos, puis l’arrivée au Zoncolan le 29 mai, avant l’étape finale dans Rome. La dernière semaine offrira donc encore du terrain pour défendre ou reprendre du temps, si les écarts et l’état des coureurs s’y prêtent.

Cette concentration ne permet pas de qualifier les journées précédentes d’inutiles. Une course de trois semaines se construit aussi dans les dépenses d’énergie, les incidents évités et la capacité d’une équipe à accompagner son leader. Une grande étape de montagne attire l’attention, mais elle ne se dispute pas indépendamment de tout ce qui l’a précédée. Le parcours ouvre des possibilités ; les coureurs choisiront la manière de les utiliser.

Analyse : un programme lisible, sans scénario écrit

Deux chronos de profils différents, une présence précoce des reliefs et une fin de course montagneuse donnent plusieurs points de repère aux amateurs. L’intérêt sera d’observer comment les qualités de rouleur et de grimpeur s’équilibrent, plutôt que de transformer le dénivelé annoncé en classement anticipé. La sécurité des arrivées mérite également d’être suivie au-delà de la seule originalité des sites retenus.

Pour préparer le suivi de mai, les dates et la succession des étapes constituent une base utile. Les horaires, les conditions d’accès et les éventuelles modifications devront être vérifiés à l’approche de l’épreuve. Nous ne déduisons du dévoilement du tracé aucune participation individuelle ni promesse de résultat. Ce mardi apporte un parcours officiel à lire, pas encore le récit d’une course gagnée ou perdue.

Sources principales

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