Services publics
Grève du 29 septembre : le ministère chiffre la participation dans les écoles
Le ministère de l’Éducation annonce 15,28 % de participation dans le premier degré et 11,47 % en moyenne générale pondérée sur le périmètre couvert, sans Toulouse ni Nice. Les prévisions de transport restent à lire ligne par ligne.
Par la Rédaction de Matière Publique · Publié le · Mis à jour le

L’essentiel
- 15,28 % Participation annoncée dans le premier degré, selon le ministère.
- 11,47 % Moyenne générale pondérée sur le périmètre communiqué.
- Toulouse et Nice Académies absentes du premier point ministériel.
Participation dans l’Éducation : un premier chiffrage incomplet
Mise à jour du soir : le ministère de l’Éducation nationale chiffre à 11,47 % la moyenne générale pondérée de participation au mouvement du 29 septembre. Il annonce 13,71 % pour les enseignants, 15,28 % dans le premier degré et 12,74 % dans le second degré. Ces pourcentages proviennent de son communiqué, pas d’un comptage réalisé par la rédaction. Ils apportent un premier résultat après les prévisions diffusées avant la grève.
Le ministère précise que son point couvre la plupart des académies métropolitaines, à l’exception de Toulouse et de Nice, ainsi que La Réunion. Il écrit « à ce stade » et n’indique pas d’heure de publication dans le document consulté. Le taux du premier degré ne représente ni la part des écoles fermées ni celle des élèves privés d’accueil : les règles d’organisation varient selon les établissements et les communes. La moyenne générale de 11,47 % ne mesure pas non plus la participation à l’ensemble des manifestations de la fonction publique.
Par type d’établissement, le ministère indique 15,83 % dans les collèges, 10,08 % dans les lycées généraux et technologiques, 7,75 % dans les lycées professionnels et 27,39 % pour la vie scolaire. Ces sous-ensembles ne s’additionnent pas pour produire un nombre national de grévistes. Leur périmètre et leur dénominateur doivent rester distincts. Nous n’avons pas trouvé dans ce communiqué de comparaison établie avec une autre journée ni de décompte contradictoire portant exactement sur ces mêmes catégories.
Une prévision précise, pas un réseau entièrement arrêté
La journée de mobilisation du 29 septembre a des conséquences annoncées sur les déplacements et certains services publics. Il faut pourtant éviter une conclusion trop large : une grève nationale ne signifie pas que tous les trains, toutes les écoles ou toutes les administrations seront fermés. Les renseignements utiles sont ceux de la ligne empruntée, de l’établissement concerné et du créneau horaire. Notre première version, publiée à 7 h 50, disposait de prévisions et de consignes ; le communiqué ministériel ci-dessus apporte depuis un premier taux de participation dans l’Éducation.
Dans sa page mise à jour mardi à 9 h 53, Transilien SNCF signale une circulation perturbée sur les lignes C, D, E, R et V. Les autres lignes qu’il exploite pour Île-de-France Mobilités sont annoncées normales. Cette formulation ne décrit pas l’ensemble des transports français ni tous les services de la RATP. Il s’agit d’une prévision située dans le temps, à compléter par les prochains départs avant d’entrer en gare.
À Paris, distinguer fréquence des trains et fermeture des stations
Pour cette journée, la RATP avait annoncé, à la demande de la préfecture de police, des fermetures de stations à partir de midi. Son bulletin citait Reuilly-Diderot, Bastille, Temple, Bréguet-Sabin, Filles du Calvaire, Saint-Sébastien-Froissart et Chemin Vert. Les trains ne devaient pas s’arrêter dans les stations fermées et les correspondances concernées ne devaient pas être assurées. La réouverture dépendait d’une autorisation préfectorale ; nous n’attribuons aucune heure de réouverture à ces stations. Pour un trajet ce soir, il faut vérifier le trafic actualisé.
C’est un problème différent d’une baisse de fréquence. Même lorsqu’un train circule, une station fermée peut empêcher d’emprunter la correspondance prévue. Il faut vérifier l’itinéraire entier, y compris l’accès et le retour, plutôt que la seule ligne principale. Le lien vers le bulletin RATP reste consultable dans nos sources : cette information évolutive n’est pas remplacée par une photographie ou par une liste copiée sans horaire. Les chiffres de trafic Transilien ne permettent pas de déduire la situation d’une station de métro.
Pour les familles, ce que couvre l’accueil à l’école
Service Public rappelle qu’un enfant de maternelle ou d’élémentaire doit être accueilli pendant le temps de classe lorsque son enseignant fait grève. Dans une école publique, si moins de 25 % des enseignants sont déclarés grévistes, l’organisation revient au rectorat avec les enseignants non grévistes. À partir de 25 %, elle revient à la commune ou à l’intercommunalité compétente. Celle-ci peut fixer un autre lieu que l’école. Dans le privé sous contrat, c’est l’organisme gestionnaire qui organise cet accueil.
Le directeur doit prévenir les familles des conséquences prévisibles. Il faut lire cette information, puis celle de la mairie si l’accueil est organisé ailleurs. La règle concerne le temps de classe : elle ne prouve pas que la cantine, le transport scolaire, la garderie du matin ou l’accueil du soir fonctionneront normalement. Aucune carte nationale des fermetures n’est établie dans les documents consultés. Nous n’annonçons donc pas qu’une école précise ferme, ni qu’un service municipal sera assuré, sans confirmation locale.
L’appel syndical n’est pas une mesure de la mobilisation
La fédération CGT des services publics a publié un préavis couvrant le 29 septembre de zéro à vingt-quatre heures, ainsi que certains horaires de nuit. Son texte porte notamment sur les rémunérations, les carrières et les moyens des services publics. C’est une source primaire de ses revendications, non une mesure indépendante de leur coût ou de la participation. Le taux publié par le ministère concerne l’Éducation sur un périmètre encore incomplet ; il ne peut ni confirmer ni infirmer, à lui seul, un bilan de l’ensemble de la fonction publique.
Analyse : rendre l’information utilisable, sans juger à la place des usagers
Le meilleur argument des agents mobilisés est que la continuité d’un service dépend aussi des moyens humains et de conditions de travail soutenables. Celui des usagers est qu’un droit reconnu ne supprime pas leur besoin d’aller travailler, de se soigner ou de faire garder leurs enfants. Ces préoccupations ne s’annulent pas. Pour les évaluer, il faudra distinguer le droit de grève, les obligations d’accueil et la qualité de l’information effectivement donnée. Un slogan ne répond pas à ces trois questions.
Pour les trajets, l’information utile reste concrète : contrôler les départs, les correspondances et les messages de l’école. Un fonctionnement normal annoncé ne garantit pas l’absence d’incident ultérieur ; une perturbation annoncée ne signifie pas une suppression totale. Les taux ministériels apportent un bilan sectoriel, non la situation de chaque établissement. La photographie montre un RER A en 2008, pas une des lignes annoncées perturbées. Elle illustre les transports sans prétendre documenter une manifestation, une fermeture ou l’affluence de ce mardi.
Sources principales
- Ministère de l’Éducation nationale, communiqué du 29 septembrePremiers taux pondérés de participation, périmètre incomplet hors académies de Toulouse et de Nice.
- Transilien SNCFPrévisions mises à jour mardi à 9 h 53 pour le 29 septembre, limitées aux lignes opérées par Transilien.
- RATPBulletin consulté ce matin, fermeture de stations à partir de midi sur demande préfectorale.
- CGT des services publicsPréavis original du 29 septembre, source de la position syndicale et non mesure de participation.
- Service PublicRègles d’accueil des enfants pendant le temps de classe à l’école primaire.
- Wikimedia Commons, Benjamin SmithRER A à Sucy-en-Brie, 1er octobre 2008 ; CC BY-SA 3.0. Illustration générique, pas ligne annoncée perturbée.
- Licence CC BY-SA 3.0Attribution et partage à l’identique pour la photographie réutilisée.