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Route du Rhum : Charles Caudrelier fait demi-tour vers Lorient
Le Gitana Team confirme le retour du Maxi Edmond de Rothschild vers sa base technique après une avarie majeure du foil bâbord. La réparation n’est pas possible seul en mer, indique l’équipe. Le secours de Joyon reste confirmé ; son débarquement n’a pas été établi dans les documents obtenus.
Par la Rédaction de Matière Publique · Publié le · Mis à jour le

L’essentiel
- Demi-tour vers Lorient Décision confirmée par le Gitana Team.
- Foil bâbord gravement endommagé Réparation seul en mer écartée par l’équipe.
- Retour espéré le week-end Pas heure d’arrivée précise annoncée.
- Joyon secouru lundi à 23 heures Débarquement non confirmé dans les documents obtenus.
Le diagnostic débouche sur un retour à la base
Charles Caudrelier fait demi-tour vers Lorient. Le Gitana Team l’annonce dans un communiqué daté du 3 novembre : l’avarie du foil bâbord du Maxi Edmond de Rothschild ne permet pas une réparation seul en mer ni une intervention rapide de l’équipe sur le parcours. Le marin doit donc rejoindre sa base technique bretonne. Le document indique que cette édition ne sera pas celle du doublé espéré par le tenant du titre.
Cette décision complète le flash du petit matin, qui annonçait une avarie et des investigations sans conclure sur la suite. Il ne faut plus conserver cette incertitude comme si aucun diagnostic supplémentaire n’avait été rendu. L’AFP parle désormais d’abandon et situe la décision en milieu de journée. Le communiqué de l’équipe décrit, lui, le retour vers Lorient. Nous n’attribuons pas à cette information nouvellement obtenue une heure de décision postérieure à notre précédent passage.
Une avarie qui touche aussi le circuit hydraulique
Selon l’équipe, le problème a été constaté peu avant 5 heures, lorsque le bateau ne retrouvait pas le comportement et la vitesse attendus. L’inspection a révélé des dommages importants sur la partie arrière du foil bâbord, avec des éléments arrachés et des durites hydrauliques endommagées. Le marin a dû isoler l’hydraulique concernée afin de pouvoir continuer à utiliser les autres fonctions du bord. Ces éléments restent le récit technique du Gitana Team.
Le directeur général de l’écurie, Cyril Dardashti, écarte dans ce communiqué un choc avec un objet extérieur. Il réserve toutefois les explications détaillées à un examen avec le marin et l’équipe une fois le bateau revenu à terre. Il serait donc excessif de transformer cette première appréciation en expertise complète ou en certitude sur tous les enchaînements de la panne. Les conséquences sont établies ; leur analyse technique doit encore se poursuivre.
Lorient retenu, sans heure d’arrivée garantie
Les routeurs ont étudié deux possibilités : rejoindre les Açores ou revenir vers la Bretagne. L’équipe explique avoir choisi Lorient après inspection du foil et sécurisation du bateau, en tenant compte de la météo à venir. La destination annoncée est donc connue. Elle ne signifie pas que le maxi-trimaran est déjà au port, ni que la traversée de retour se déroule avec toutes ses capacités habituelles.
Le Gitana Team espère accueillir Caudrelier pendant le week-end, mais dit ne pas pouvoir donner d’heure d’arrivée précise. Cette réserve mérite de rester visible. Le temps nécessaire dépendra de la marche du bateau dans son état actuel. Un horizon de retour annoncé par une équipe n’est pas un rendez-vous garanti pour le public. De même, aucune date de réparation ou de prochaine participation n’est déduite de ce communiqué.
Le secours de Joyon est désormais confirmé
Francis Joyon a été secouru lundi 2 novembre à 23 heures par le cargo Maersk Colombus, annonce l’organisateur de la Route du Rhum dans un nouveau flash. Le skipper d’Oceans, engagé en Vintage Multi, est décrit comme allant bien. Le bulletin indique qu’il se dirige vers l’Irlande, où son débarquement est prévu dans les heures suivantes. Il ne confirme pas que ce débarquement a déjà eu lieu.
Cette information change le suivi publié hier soir. Notre édition de 22 h 40 rapportait le déclenchement des secours, sans pouvoir annoncer leur résultat. Le nouveau document apporte précisément ce résultat : le navigateur est à bord d’un navire de commerce. Il ne donne pas, pour autant, le devenir du trimaran retourné. La récupération du marin et celle du bateau sont deux opérations qu’il ne faut pas confondre.
Un chavirage de l’après-midi, pas un accident nouveau à minuit
Le flash de l’organisation situe le chavirage d’Oceans lundi aux environs de 15 heures. Les premiers éléments faisaient état d’un skipper non blessé et d’une intervention coordonnée avec le CROSS Jobourg et les autorités britanniques. Le secours par le cargo intervient à 23 heures selon le nouveau texte. Cette chronologie distingue le moment de l’accident, l’annonce de l’opération et le résultat finalement communiqué.
L’expression selon laquelle Joyon va bien reste une information de l’organisateur. Nous n’en tirons pas de diagnostic médical détaillé. Nous n’attribuons pas non plus au bulletin une explication technique définitive du retournement. Le fait important et vérifiable pour ce matin est la mise en sécurité du navigateur à bord du Maersk Colombus, plutôt qu’une répétition de l’alerte de la veille privée de son dénouement.
Les autres situations demandent des confirmations distinctes
Le retour de Caudrelier ne renseigne pas automatiquement sur les autres bateaux touchés depuis le départ. Les bulletins concernant des escales, des interventions ou des réparations doivent être lus séparément, avec leur date. Un article publié tardivement peut raconter une décision plus ancienne. Nous ne reprenons donc pas un événement de la matinée comme une nouvelle alerte du soir sur la seule base de l’heure de sa reprise.
La photographie de Saint-Malo utilisée ici date de 2014. C’est une archive du port de départ, pas une image de l’avarie, du sauvetage de Joyon ou de la position actuelle d’un bateau. Les photographies techniques publiées par une équipe ne sont pas présumées libres de réutilisation. Aucun lecteur vidéo n’est proposé sans vérification de ses droits et de sa lecture effective.
Analyse : distinguer la sécurité, la décision sportive et l’expertise
La sécurité du marin, l’état du bateau et la poursuite de la compétition sont trois questions différentes. Ce matin, l’information disponible permettait d’annoncer une avarie et des investigations. Le nouveau communiqué apporte une décision de navigation et explique pourquoi une réparation sur le parcours est écartée. Il reste nécessaire de suivre le retour puis le diagnostic à terre, sans anticiper leur résultat.
Une information prudente ne doit pas devenir une information figée. Le suivi est actualisé quand un document solide apporte une réponse, tout en gardant les réserves qui subsistent. Pour Caudrelier, le cap est désormais Lorient. Pour Joyon, le secours est confirmé et le débarquement reste à vérifier. Aucun de ces éléments ne remplace une cartographie ou un classement de course en direct.
Sources principales
- Gitana Team, communiqué du 3 novembreRetour vers Lorient, diagnostic provisoire et calendrier incertain.
- AFP via Sud Radio, 18 h 50Arrêt de course rapporté, décision située en milieu de journée.
- Organisation, flash Francis JoyonSecours à 23 heures, cargo et destination annoncée, pas débarquement acquis.
- Organisation, flash Charles CaudrelierAvarie signalée peu avant 5 heures et investigations, pas abandon.
- Organisation, premier flash du 2 novembreChronologie de l’alerte antérieure, dépassée par le résultat du secours.